A nos soeurs,
a toutes celles qui moururent, nues, rasées et tonsurées.
Toutes celles qui supplièrent en vain la grande Déesse et se firent arracher la langue jusqu'à la racine.
Toutes celles qu'on piqua, tortura, brisa sur la roue pour les pêchés de leurs inquisiteurs.
Et toutes celles dont la beauté provoqua la fureur de leurs tortionnaire et à toutes celles dont la laideur eut le même résultat.
A toutes celles qui ni laides, ni belle, étaient seulement des femmes refusant de se soumettre.
A tous ces doigts agiles, brisés sous la vis, a tous ces bras graciles désarticulés, a toutes ces poitrines en fleurs, arrachées avec des pinces brûlantes.
A toutes ces sages femmes, tuées pour le seul pêché, d'accoucher l'homme dans un monde imparfait.
A toute ces femmes sorcières, mes soeurs;....
Respirant plus librement quand les flammes les emportaient, sachant, comme elle se dépouillaient de leurs corp féminin, la chair desséchée tombant tel un fruit dans les flammes que la mort seule les blanchirait, du pêché pour lequel elles mourraient, me pêché d'être femme...."
extrait du livre "Sorcières" d'Eric Jones











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